En 2015, l’auteur de ces lignes effectue un semestre d’échange Erasmus à Örebro, en Suède. Il se lie d’amitié avec des musiciens brésiliens. Les membres de la troupe initient alors l’expatrié français à leur culture, à la feijoada et à la cachaça. Malgré eux, ils finissent par enfanter un névrosé qui ne jure désormais plus que par la musique de leur pays.

De retour chez lui, en France, il matche sur Tinder avec une sublime Brésilienne, fille au pair dans la région. Un rendez-vous est fixé. Le courant passe, les regards en disent long. Le désir réciproque gonfle au fur et à mesure que les verres se vident, quand soudain, elle émet une réflexion déplacée : « I hate brazilian music. » C’en est trop ! Le jeune homme prétexte une urgence. Il s’enfuit, ne donne plus de nouvelles et trouve refuge dans la musique auriverde.

Du jazz en guise d’apéritif avec Azymuth et Dear Limmertz. Suit Arthur Verocai et son légendaire « Na Boca Do Sol », allègrement samplé par MF DOOM, Schoolboy Q ou encore Ludacris. Baden Powell, João Bosco et Clube Da Esquina viennent compléter ce florilège de titres solaires.

 

Texte : Kévin Kroczek

Crédit : Neuzelio Lima

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s